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La fin et la période révolutionnaire

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Marc Zamansky, dernier doyen honoraire de la faculté des sciences de Paris

La matérialisation de la pensée scientifique au coeur de Paris

En 1941, élève de l’école normale supérieure de la rue d’Ulm, alors qu’il est encore étudiant, Marc Zamansky entre dans la résistance en intégrant le réseau Mithridate et s'engage dans les Forces françaises libres. Il est arrêté en 1943 et ...

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Quelques dates

  • 1968 : éclatement de la Faculté des sciences
  • 1971 : création de "l'université Paris 6"
  • 1974 : Paris 6 devient "université Pierre et Marie Curie"
  • 2007 : "UPMC", nom officiel de l'université

La fin et la période révolutionnaire

Abbaye Saint-Victor, au 18e siècle, vue du collège des Ecossais

Au 18e siècle, la science commence à faire beaucoup parler d’elle dans les milieux cultivés, l’encyclopédie en est le monument le plus visible. à vrai dire, les progrès des mathématiques et de l’astronomie sont déjà importants au 17e et cela commence à se savoir. Comme la science ne se fait pas à l’université et qu’il faut bien instruire les jeunes des techniques nouvelles, les collèges ne suffisent plus, il faut une formation supérieure complémentaire en particulier pour servir dans les armes spécialisées comme l’artillerie ou le génie. On crée alors des écoles spécialisées. L’école des Ponts-et-Chaussées en 1743, l’école des Mines en 1783 et plein d’écoles militaires. Enrégimentement, professionnalisation, numerus clausus, internat et diplôme automatique, tout oppose ces écoles à l’université scélorosée et mourante.

 

Le coup de grâce est porté par la Convention qui déclare n’avoir pas besoin de savants, ferme les universités le 15 septembre 1793 comme elle met à bas les corporations et adapte le système des écoles aux besoins de la nation en le complétant par une école d’application pour l’enseignement : l’école normale supérieure. Il était en effet de première urgence de remplacer les enseignants des collèges, souvent des clercs, par des républicains, puisque sur ces enseignants reposait l’essentiel de la formation des élites. Napoléon conforte et stabilise le système mis en place par la révolution mais recrée l’université en 1808, incorporant enseignement secondaire et supérieur, essentiellement pour couronner l’édifice des collèges devenus lycées. L’université délivre les grades dont le baccalauréat qui devient le premier grade de l’enseignement supérieur, ce qu’il est resté.

 

L’université, surtout en sciences et lettres, vivote sans être clairement distinguée de l’enseignement des lycées dont elle partage souvent les maîtres. Les savants sont protégés directement par le pouvoir, via l’Académie des sciences et restent en marge de l’université même s’ils donnent quelques cours à l’occasion, plutôt à Polytechnique d’ailleurs. Les facultés de droit et de médecine en revanche continuent à attirer des grands professeurs parce qu’elles ont le monopole de la formation des étudiants dans des domaines indispensables à la société et qu’elles sont moins ouvertes à la contestation politique.



15/10/09