Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

Fin du XIXe, première moitié du XXe

accès rapides, services personnalisés

Rechercher

Recherche détaillée

Marc Zamansky, dernier doyen honoraire de la faculté des sciences de Paris

La matérialisation de la pensée scientifique au coeur de Paris

En 1941, élève de l’école normale supérieure de la rue d’Ulm, alors qu’il est encore étudiant, Marc Zamansky entre dans la résistance en intégrant le réseau Mithridate et s'engage dans les Forces françaises libres. Il est arrêté en 1943 et ...

» En savoir +

Quelques dates

  • 1968 : éclatement de la Faculté des sciences
  • 1971 : création de "l'université Paris 6"
  • 1974 : Paris 6 devient "université Pierre et Marie Curie"
  • 2007 : "UPMC", nom officiel de l'université

Fin du 19e, première moitié du 20e

La halle aux vins, gravure du 19e siècle

En Allemagne, surtout en Prusse, à Berlin en premier, le système universitaire se réforme suite au traumatisme de l’occupation napoléonienne et sous l’influence des idées de von Humboldt dans le sens d’une plus grande liberté en enseignement et en recherche, dans le sens aussi d’une plus grande importance accordée aux sciences qui s’accompagne de la revalorisation des émoluments des professeurs. Le nombre d’étudiants croît, la réputation des principales universités allemandes date de cette époque. Cela s’accompagne de nombreuses découvertes théoriques et industrielles et de la formation d’un nombre, important pour l’époque, de cadres. En France, le traumatisme vient de la défaite de 1870, tant il fut clair pour les français que cette défaite était industrielle et technologique d’abord et résultait ensuite d’une déficience de l’encadrement. La Troisième république naissante va s’attaquer au problème en refondant l’enseignement primaire, en renforçant progressivement les facultés à partir de 1885, puis en les regroupant, en 1896 sous forme d’universités dotées de la personnalité morale (sous Napoléon, il n’existait qu’une université). Même si les universités disposent de leur budget et du droit de recrutement des maîtres, le contrôle des postes, la nomination et le paiement des maîtres restent du ressort de l’état. Les facultés gardent leur autonomie, en particulier du mode de recrutement, liens très forts avec le secondaire en lettres et dans une moindre mesure en sciences, agrégation contrôle des « patrons » en droit et médecine, multiplication des petites facultés. C’est pour l’essentiel le tableau qui subsistera jusqu’en 1968.

 

Cependant, les crédits, les donations, surtout à Paris, le nombre de postes et le nombre d’étudiants surtout en lettres et sciences augmentent fortement jusqu’à l’approche de la première guerre mondiale. La science française commence à revenir dans les universités et la faculté des sciences de l’université de Paris s’installe dans la nouvelle Sorbonne achevée en 1901. Cependant, à côté de cet enseignement public, la création d’écoles supérieures spécialisées sans vocation de recherche se poursuit, souvent à partir d’initiatives professionnelles dans des domaines où l’université française est, contrairement à l’université américaine, en pleine expansion, absente (gestion, technologie…) offrant des débouchés naturels aux classes supérieures des lycées (création d’HEC, de Supélec, etc).

 

Très vite la faculté des sciences développe des enseignements pratiques qui demandent de la place et étouffe dans la Sorbonne ; elle obtient la construction ou l’affectation d’annexes. Elle était déjà installée rue Cuvier, elle obtient à cette époque des locaux boulevard Raspail pour la biologie. Confrontés à l’expansion continue des sciences dans les années 30, les professeurs posent la question du regroupement de la faculté des sciences sur un site unique. Napoléon avait donné l’autorisation aux marchands de vins d’occuper le quai Saint-Bernard et petit à petit ils se regroupèrent sur le site de feu l’abbaye Saint-Victor démolie en 1811.  Il est difficile de savoir qui suggéra le premier d’utiliser ce site tout proche de la rue Cuvier pour regrouper la faculté des sciences, mais l’idée circulait déjà avant la seconde guerre mondiale qui avait vu le lancement du chantier de la faculté de médecine des Saints-Pères.



15/10/09