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Campus Jussieu

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La direction de la culture de l'UPMC organise tout au long de l'année des évènements culturels sur les sites de Jussieu et des Cordeliers.

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Direction de la culture
UPMC - BC 603
4, place Jussieu 75252 Paris cedex 05
Tél. : 01 44 27 21 00
info.culture@upmc.fr

  • Directrice par intérim : Sophie Cluet
  • Chargé de mission Science-Société : Pierre Chirsen tél. 01 44 27 29 13

Campus Jussieu

Au fil des siècles, le site de Jussieu a accueilli des édifices aux fonctions bien différentes de l’abbaye Saint-Victor au campus universitaire, en passant par la halle aux vins. Sa physionomie actuelle est le fruit d’une histoire mouvementée.

Dès le XIIe siècle, le site de Jussieu accueillit une abbaye qui s’étendait jusqu’aux arènes de Lutèce et devint un important centre intellectuel avec notamment l’une des plus riches bibliothèques du royaume. Louis XIV autorisa la construction d’une halle aux vins sur les bords de Seine (à peu près à l’emplacement actuel de l’Institut du monde arabe). Au début du XIXe, celle-ci s’étendit au détriment de l’abbaye qui fut détruite. Dès le milieu des années 50, les bâtiments de la Sorbonne devenant trop petit pour accueillir l’afflux de nouveaux étudiants, on envisagea le transfert de sa faculté des sciences sur ce site. Trois architectes chevronnés, Urbain Cassan, Louis Madeleine et René Coulon, furent nommés pour travailler sur ce projet.

Une cohabitation difficile s’instaura alors entre la halle aux vins et la faculté des sciences dont les premiers bâtiments furent construits aux seuls endroits libres et de sorte à ne pas empêcher la circulation des marchandises (ils correspondent aux « barres de Cassan » : les bâtiments A, B et C et F). Dans les années 60, l’Etat décida finalement de construire un campus : on définit un plan masse qui envisageait la construction de grandes barres de 175 mètres de long sur près de 70 m de hauteur. En 1962, André Malraux, alors ministre des Affaires culturelles, visita le chantier en compagnie d’architectes et d’artistes. On décida de privilégier l’horizontalité et la création artistique.

Un certain Edouard Albert rejoignit l’équipe des architectes. Ce dernier conçut un nouveau plan de masse qui accordait une grande importance aux « aérations » en intégrant aussi un certain nombre de contraintes : la dénivellation en pente douce de 4 m entre la rue Jussieu et le quai Saint-Bernard, la durée du chantier avec la nécessité d’un type de construction qui puisse être mis en place progressivement, sans oublier la destination des bâtiments consacrés en priorité à la recherche et à l’enseignement. Albert opta ainsi pour une disposition en « gril » qui n’était pas sans rappeler le palais de l’Escurial pour lequel il avait une grande admiration. Il ajouta de la verticalité avec une grande tour Centrale. Albert voulait faire de l’université un lieu de vie ouvert sur la ville, décoré d’oeuvres d’artistes renommés. Nous ne saurons jamais quel aspect aurait le campus tel que l’imaginait Edouard Albert car il mourut en 1968 et ses idées ne furent pas toutes reprises par les autre architectes du projet qui se soucièrent plus de sa fonctionnalité. Le « gril » ne fut pas achevé : les travaux s’arrêtèrent, en 1972, faute de moyens. Les chantiers reprirent en 1996, avec le début du désamiantage et le projet de rénovation du campus dont une première étape fut franchi avec l’inauguration, en 2005, de l’Atrium conçu par le bureau d’architectes « Périphériques ».



23/06/08